Information importante : Cet article traite de sujets liés au décès et aux démarches administratives qui en découlent. Il est rédigé à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique ou médical. En cas de doute sur vos droits ou obligations, consultez un notaire, un avocat ou les services compétents de votre commune.
La découverte d’un décès dans un logement est une situation brutale qui impose à la famille ou aux proches de gérer simultanément le choc émotionnel et une série de démarches administratives et légales auxquelles ils n’ont pas été préparés. Avant que l’intervention de nettoyage ou de bionettoyage puisse commencer, plusieurs étapes légales obligatoires doivent être franchies. Ce guide les présente dans leur ordre chronologique, en indiquant à chaque étape ce qui est obligatoire, ce qui est interdit, et quand un professionnel du bionettoyage peut être mandaté.
Première urgence : alerter les secours et faire constater le décès
Quelle que soit la situation — mort apparemment naturelle, corps découvert après plusieurs jours, mort suspecte — la première démarche est d’appeler le 15 (SAMU) ou le 18 (pompiers). Ces numéros permettent d’obtenir une équipe médicale ou paramédicale sur place pour constater officiellement le décès et, si nécessaire, coordonner l’intervention des forces de l’ordre.
Ne jamais tenter de déplacer le corps. Même dans les cas de mort apparemment naturelle, tout déplacement du corps avant la constatation officielle peut compliquer les démarches médicales et judiciaires.
Le certificat de décès : document fondateur de toutes les démarches
Le décès est officiellement constaté par un médecin, qui établit le certificat de décès. Ce document est encadré par l’article R.1112-68 du Code de la santé publique. Il comporte deux volets : un volet administratif transmis à la mairie pour la déclaration de décès, et un volet médical à destination de la santé publique.
Le certificat de décès est le document qui déclenche toutes les démarches ultérieures : déclaration en mairie, pompes funèbres, succession, accès au logement. Sans ce certificat, aucune démarche officielle ne peut être initiée.
Si un médecin de ville ne peut pas se déplacer (nuit, zone sans médecin de garde disponible), c’est un médecin du SAMU ou un médecin légiste désigné par le parquet qui établit le constat.
Mort naturelle vs mort suspecte ou violente : deux procédures distinctes
Mort naturelle non suspecte
Lorsque le décès est causé par une maladie connue, par l’âge, ou par une cause naturelle évidente, le médecin établit le certificat sans intervention judiciaire. Dans ce cas, aucun scellé n’est posé sur le logement.
La famille ou les ayants droit conservent l’accès au logement. Ils peuvent mandater les pompes funèbres et, après le décès officiellement déclaré, un professionnel du bionettoyage.
Cependant, même dans ce cas, l’accès au logement appartient aux ayants droit et non à n’importe quel membre de la famille ou voisin. Si le défunt était locataire, le bail continue temporairement au bénéfice des héritiers. Si le défunt était propriétaire, c’est la succession qui détermine qui a autorité sur le bien.
Mort suspecte, violente ou de cause indéterminée
Lorsque la cause du décès est inconnue, que le corps présente des signes de violence, ou que les circonstances sont suspectes (mort par pendaison, chute inexpliquée, intoxication, découverte tardive sans raison médicale apparente), le médecin ou les forces de l’ordre informent le parquet (procureur de la République).
Le parquet peut alors ordonner :
- Une autopsie médico-légale
- La mise sous scellés du logement par les forces de l’ordre
- Des investigations techniques de la police scientifique ou de la gendarmerie
Lorsque des scellés sont posés, l’accès au logement est totalement interdit à toute personne non habilitée, y compris aux membres de la famille et aux professionnels mandatés par eux. Tout accès sans autorisation constitue une violation de scellés, infraction pénale prévue par l’article 434-25 du Code pénal.
La levée des scellés intervient par décision du parquet, une fois les investigations terminées. Ce délai est variable : de quelques heures à plusieurs semaines selon la complexité de l’affaire. La famille est en droit de se renseigner auprès du procureur ou de l’officier de police judiciaire en charge du dossier.
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Déclaration de décès en mairie
L’article 78 du Code civil impose la déclaration du décès à la mairie du lieu où il est survenu dans un délai de 24 heures suivant le constat (hors jours fériés et week-ends selon les pratiques locales). Cette déclaration peut être faite par un membre de la famille, un proche, ou les pompes funèbres mandatées à cet effet.
La mairie délivre en retour un acte de décès officiel, document nécessaire pour la succession, la résiliation des contrats du défunt, et toutes les démarches administratives ultérieures.
Qui a le droit d’accéder au logement et de mandater un prestataire ?
Les personnes habilitées
Après les démarches légales accomplies (certificat de décès établi, scellés levés si applicable), les personnes habilitées à accéder au logement et à mandater un prestataire de bionettoyage sont :
- Les héritiers ou ayants droit directs (conjoint, enfants, parents selon l’ordre légal de succession)
- Le notaire chargé de la succession qui peut délivrer un mandat formel
- Un mandataire judiciaire désigné par le tribunal en l’absence d’héritiers identifiables ou en cas de litige
Cas de l’absence de famille
Lorsque le défunt n’a pas de famille connue ou que les héritiers sont introuvables, c’est le service de l’État chargé des successions vacantes (le Domaine) qui prend en charge la situation. Dans ce cas, aucun prestataire privé ne peut intervenir sans mandat de ce service.
Mandat écrit obligatoire
Un professionnel du bionettoyage sérieux ne peut pas accepter d’intervenir dans un logement après décès sans un mandat écrit de la personne habilitée. Ce mandat protège à la fois la famille (preuve de l’accord donné) et le prestataire (couverture légale de son intervention).
Quand l’intervention de bionettoyage peut-elle commencer ?
L’intervention de bionettoyage peut être organisée dès lors que les conditions suivantes sont simultanément réunies :
- Le certificat de décès a été établi par un médecin
- Les scellés ont été levés (si applicables)
- Un ayant droit ou mandataire habilité a donné son accord écrit
- Les pompes funèbres ont procédé à la levée de corps
Sur le plan pratique, intervenir rapidement après que ces conditions sont réunies est recommandé. Les dommages biologiques (odeurs, contamination des matériaux) s’aggravent avec le temps, notamment en cas de découverte tardive. Des matériaux poreux — moquettes, parquet, cloisons plâtre — peuvent devenir irrécupérables si l’intervention tarde trop.
La gestion des déchets biologiques : réglementation DASRI
Les professionnels du bionettoyage après décès génèrent des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) : matières organiques, articles souillés, emballages contaminés. Ces déchets sont soumis à une réglementation nationale spécifique et ne peuvent en aucun cas être mélangés aux ordures ménagères ordinaires.
Les prestataires spécialisés sont tenus de disposer des agréments nécessaires à la collecte et à l’élimination de ces déchets via des filières agréées. Lors de la demande de devis, vérifier que le prestataire inclut bien la gestion des DASRI dans sa prestation.
Pour être mis en relation avec le prestataire référent pour le département et le service concernés, demandez votre devis gratuit. La demande est sans engagement : elle est transmise rapidement au prestataire référent pour étude et devis.







